La chélidoine

Reflexions sur l’urbanisme à Roubaix

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Histoire de la réhabilitation de l’îlot Crouy

10 décembre 2007 · 1 commentaire

Au cours de promenades sur Internet, nous sommes tombés sur une présentation de l’îlot Crouy sur un site appelé Working Heritage.

residence_de_la_tour.jpg

L’article est bien écrit et accompagné de photos très intéressantes.

Quelques éléments relevés sur ce site :

  • L’architecte J.P. Philippon, qui est en train de réfléchir sur l’avenir du quartier dans la cadre du projet ANRU avait déjà travaillé dans le coin puisqu’il est cité comme un des architectes ayant participé à la réhabilitation de l’îlot Crouy dans les années 80.
  • Le square de la Tour est présenté ici comme un jardin de quartier. Il a fait partie du projet de réhabilitation de l’usine Toulemonde.

Verbatim :

L’îlot du Crouy
Haute de quatre étages et coiffée d’une tour carrée destinée à un réservoir d’eau, l’ancienne usine Toulemonde date des années 1860 et est très caractéristique des filatures roubaisiennes, enkystéesdans le tissu urbain. À la fin des années 1970, sa reconversion fut l’une des toutes premières opérations de ce genre entreprises en France, cherchant à sauvegarder des bâtiments industriels en leur donnant de nouveaux usages. Réalisé par les architectes P. Colboc, J.-P. Philippon et R. Bardon pour le compte d’une société d’habitations à loyer modéré (SAHRNORD), le projet, achevé en 1986, intègre deux niveaux de parking dans le bâtiment principal, surmontés d’une rue piétonne percée dans les planchers mêmes du bâtiment et montant par gradins pour desservir les bureaux en étage et quarante logements en partie supérieure. Autour, l’opération s’étend à toute l’emprise de l’ancienne usine, d’environ deux hectares. Baptisé l’îlot Crouy – du nom d’une des rues qui le borde – le site vit la création d’un jardin de quartier et la construction d’autres logements sociaux. Des maisons situées sur les rues bordant l’îlot furent progressivement réhabilitées. Imaginé comme un nouveau morceau de ville, ouvert et convivial, l’îlot a dû se renfermer derrière des grilles pour résister aux fréquentations indésirables engendrées par la crise. Depuis 1988, le bâtiment de l’ancienne filature reconvertie a été reprise par l’Université de Lille qui y a installé sa formation en langues étrangères.

L’histoire de l’installation de grilles (sans doute celle que l’on peut voir sur la rue de Crouy à coté de l’entrée du restaurant universitaire) est significative. Les urbanistes ont fait beaucoup d’expériences à Roubaix (Alma Gare, Ilot Crouy…) et beaucoup de ces réalisations furent malheureusement des échecs cuisants. Aujourd’hui apparemment, la tendance et au bétonnage de tous les espace publics. Comme si les espaces public étaient des espaces dangereux qu’il faut limiter au maximum, c’est une manière de “résister aux fréquentations indésirables engendrées par la crise“.

PS : si vous avez des informations sur ce qu’il y avait avant à l’emplacement du square de la tour et du parking de la rue du Curoir, vous pouvez laisser un commentaire sur cet article. Merci.

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Catégorie(s) : îlot Crouy

1 réponse pour le moment ↓

  • 1 Marie // 17 décembre 2007 à 11:55

    Mais alors ils font quoi ?
    Ils le bétonnent ou ils le bétonnent pas, moi je croyais que ça allait pas se faire…
    Vous laissez entendre ici que la tendance est au bétonnage.
    Merci à “La-Chelidoine” de me contacter en privé.

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