La chélidoine de Roubaix

Reflexions sur l’urbanisme à Roubaix

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Synthèse du rapport du commissaire enquêteur

26 novembre 2008 · 2 commentaires

Grâce à la persévérance de Francine du comité de quartier Epeule-Alouette-Trichon, nous avons enfin pu obtenir une copie du rapport du commissaire enquêteur sur le déclassement du parking de la rue du Curoir.

Nous avons décidé d’organiser une conférence de presse le Lundi 24 Novembre pour que tous les roubaisiens puissent prendre connaissance de ce rapport et parce que ces conclusions ont été permises par une très forte mobilisation soulignée par le commissaire enquêteur (28 interventions écrites – 6 pétitions totalisant 491 signatures).

Ce rapport est composé des conclusions (5 pages) et du rapport (34 pages).

Voici les pages 4 et 5 des conclusions qui synthétisent très bien l’ensemble de l’enquête :

Mes conclusions

L’objet de l’enquête est le déclassement des emprises publiques communales correspondant au parking sis 40 rue du Curoir.

Le but de ce déclassement est de récupérer des espaces afin de permettre l’implantation d’un centre d’accueil pour autiste adultes.

L’implantation de ce centre empiètera sur le jardin public contigu.

La forte mobilisation du public, lors de cette enquête, n’était aucunement une opposition envers le centre d’autistes, mais essentiellement les conséquences que ce projet aurait sur deux problèmes dominants pour les résidants de ce quartier, à savoir les problèmes liés au stationnement et, accessoirement, les déception de ne plus pouvoir envisager la réhabilitation d’un parc dont ces mêmes résidants ressentent un besoin fort.

Toutefois, même si le problème du parc de détente transparait comme très important au travers des interrogations du public, il n’est pas l’objet de l’enquête et, je me prononcerai, uniquement, sur l’objet de l’enquête publique : le déclassement du parc de stationnement.

Constatant que :

  • Dans ce quartier de la ville, les résidents, les salariés sont confrontés à ce problème de stationnement, aujourd’hui.
  • La reconquête des friches industrielles va rendre le problème de stationnement insoluble demain si des décisions ne sont pas prises dans l’urgence.
  • Le plan de déplacement urbain va seulement être mis à l’étude prochainement sur la ville de Roubaix.
  • Je ne ressens pas, dans les propos du maitre d’ouvrage, une véritable prise de conscience de l’urgence de pallier le problème de stationnement dans ce quartier de la ville.
  • Une étude pré opérationnelle serait actuellement en cours pour évaluer la faisabilité de la création d’un parking mutualisé.
  • Que globalement les solutions ne me semblent pas correspondre à la nécessité de faire vite et bien.

Et vu :

  • Que le parking, situé au 40 de la rue du Curoir, est considéré par la mairie comme inutilisé et, par les riverains, comme inutilisable.
  • Que je ne comprends pas l’insistance du maitre d’ouvrage, à affirmer que le parking était correctement entretenu et qu’il était sous utilisé, car on peut alors se demander quel était le rôle du gestionnaire et, quelles étaient ses obligations contractuelles, puisqu’il y avait au moins un abonné.
  • Que je suis surpris de voir le maitre d’ouvrage affirmer que le projet de centre pour les autistes qui s’implantera à l’emplacement actuel du parking et du square n’accentuera pas la pression du besoin en stationnement.
  • Que par maladresse, ou humour, le maitre d’ouvrage prétend qu’il n’existe pas de lien de causalité entre la suppression d’un parking et les problèmes de stationnement.

Que de plus :

  • Je constate l’absence de concertation et de réflexion avec les résidants et les salariés du quartier dans le but de prendre en considération leur problème devenu crucial.
  • Je trouve dommage que la seule réponse apportée à ma question sur ce sujet par le maitre d’ouvrage soit que la ville n’est pas dans l’obligation de garantir le stationnement des riverains sur son domaine public.
  • Je considère pertinente les nombreuses remarques du public concernant leur déception de voir supprimer un parking qui aurait pu être une solution, même partielle, si il avait été « utilisable ».

Pour être durable, un développement doit être à la fois vivable, viable et équitable, ce qui sous entend de prendre en compte les aspects environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques ; pour moi le projet ne correspond pas à un développement durable.

Et pour toutes ces raisons :

Je donne un avis défavorable au déclassement des emprises publiques communales correspondant au parking sis 40 rue du Curoir.

Catégorie(s) : îlot Crouy

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