La première journée des 6 Jours Internationaux d’Enduro (6DAYS®) à Bergame, en Italie, a débuté sous une pluie battante, surprenant les 660 pilotes venus de 33 nations. Après plusieurs jours de chaleur et de soleil, la météo a radicalement changé dimanche matin, contraignant de nombreuses équipes favorites du Trophée Mondial à revoir leurs choix de pneus à la dernière minute. Dès la première des six spéciales de la journée, les conditions de course se sont avérées extrêmement glissantes, promettant une compétition pleine de rebondissements.

Trophée Mondial : Une remontée spectaculaire des Bleus

Partis sur un rythme effréné, les Italiens ont d’abord fait forte impression à domicile. Samuele Bernardini (Honda) et son coéquipier Andrea Verona (GASGAS) ont dominé la première spéciale, creusant un écart de 21 secondes sur la Suède et de 44 secondes sur la France. Cependant, la riposte tricolore ne s’est pas fait attendre. Dès la spéciale suivante, les pilotes français ont trouvé le bon rythme et se sont hissés en tête du classement général, reléguant l’Espagne à la deuxième place et l’Italie à la troisième.

Au fil de la journée, l’Équipe de France a consolidé son avance pour finalement terminer cette première journée avec 34 secondes d’avance sur l’Italie, qui a réussi à remonter en deuxième position. La Suède complète le podium, tandis que l’Espagne et les États-Unis ferment le top 5.

« C’est un excellent départ pour nous. Finir la première journée en tête, c’est exactement ce que nous espérions », a déclaré le pilote français Hugo Blanjoue (Honda). « Les conditions étaient difficiles. La première spéciale était gorgée d’eau et pleine de racines, le choix des trajectoires était crucial. Nous allons analyser la situation ce soir et préparer la journée de demain, qui s’annonce tout aussi éprouvante. »

Trophée Junior : Un duel serré entre la France et l’Italie

Dans la catégorie Junior, la journée a été marquée par un face-à-face intense entre l’Italie et la France. Si les jeunes pilotes italiens ont mené la course du début à la fin, leurs homologues français n’ont jamais relâché la pression. L’écart, qui était de 19 secondes après la première spéciale, s’est même réduit à seulement deux secondes à mi-parcours. Finalement, l’Italie s’impose avec 43 secondes d’avance, mais l’équipe de France a montré qu’elle était une concurrente redoutable pour la victoire finale.

Derrière ce duo de tête, l’Australie se classe troisième, à un peu plus d’une minute des leaders. La bataille pour la quatrième place s’annonce acharnée entre les États-Unis et l’Espagne, séparés par un seul dixième de seconde à l’issue de cette première journée.

Le Japon, une présence stratégique pour l’avenir

Loin de la lutte pour le podium, l’équipe du Japon participe à l’événement avec un objectif bien précis. Comme l’explique Ogami Tomoki, l’enjeu pour son pays est de se confronter au plus haut niveau mondial. « Nous n’avons pas de pilotes japonais engagés en Championnat du Monde FIM EnduroGP, c’est pourquoi notre présence ici est si importante », souligne-t-il. Bien que le Japon ne présente pas d’équipe dans la catégorie Trophée Mondial cette année, leur participation dans les catégories Club a pour but d’aguerrir les pilotes et de préparer la relève. « En venant ici, en apprenant et en nous améliorant, nous espérons construire une base solide pour la prochaine génération. » Un projet ambitieux qui rappelle que les 6 Jours d’Enduro sont avant tout un carrefour mondial pour la discipline.